Sous le projecteur

septembre 2026

Maison Jacques-Parizeau : là où il fait bon créer

écrit par Virginie Landry
photos par Emilie Lapointe

Quelques jours avant de présenter le spectacle La Marée du forgeron le 27 mai dernier au Théâtre Hector-Charland, certains de ses créateurs et interprètes se sont réunis à la Maison Jacques-Parizeau, à L’Assomption, pour une retraite créative aux airs de réunion de famille. L’auteur-compositeur-interprète et directeur du Festival en chanson de Petite-Vallée, Alan Côté, nous raconte son séjour par chez nous.

« Je vais faire l’historique rapidement : le début de notre collaboration s’est passé autour d’une bouteille de vin à Moncton », raconte Alan Côté, sourire en coin, au sujet de sa première rencontre en 2019 avec Claude de Grandpré, ancien directeur général de Diffusion Hector-Charland.

À cette époque, les deux passionnés de culture rêvent d’un projet de résidence artistique dans leur milieu respectif, dans Lanaudière et en Gaspésie. Même à plus de 800 km de distance, ils s’imaginent collaborer sur des spectacles rassembleurs et festifs qui seraient créés chez l’un puis présentés chez l’autre.

En 2022, on inaugure la Maison Jacques-Parizeau, mais Alan a déjà pu y prendre ses aises. En effet, quelques mois auparavant, son équipe crée le spectacle La Marée du loup lors d’une première retraite de création en nos lieux. Il est depuis revenu souvent, souvent.

« Avoir un hébergement à soi, c’est vraiment trippant. Être au théâtre puis ne pas avoir à voyager après un spectacle, pouvoir passer du temps entre artistes, se poser pour créer, ça aide beaucoup un projet. »
— Alan Côté

Un printemps 2026 inspirant

Fin mai, Alan pose à nouveau ses valises dans la Maison Jacques-Parizeau avec ses collègues, dont les chanteurs Louis-Jean Cormier, Patrice Michaud et Daniel Boucher, afin de peaufiner la nouvelle mouture de leur création La Marée du forgeron. Ce concert collectif réunit de grands noms de la musique québécoise — Marie-Pierre Arthur, Klô Pelgag, Pierre Flynn et Velours Velours, entre autres — pour célébrer des œuvres ayant marqué le populaire festival gaspésien.

On fait quoi en retraite créative à la Maison Jacques-Parizeau? « On chille », déclare Alan Côté en riant. Plus sérieusement, il explique que lorsqu’on passe ses journées en répétition dans l’obscurité d’une salle de théâtre, revenir à la Maison pour se ressourcer fait un bien fou. « C’est très ensoleillé, c’est calme aussi. Les chambres, la cuisine, le salon sont des endroits réfléchis avec goût dans le but d’inciter à la création », déclare l’habitué des lieux.

« Je me rappelle, lors de mon séjour ici pour La Marée du loup, j’avais cuisiné des pâtes avant de monter sur scène et on avait tous soupé ensemble sur la petite terrasse arrière. C’était magnifique. »

C’est, selon lui, la mission ultime d’un lieu comme la Maison Jacques-Parizeau : permettre du temps de qualité entre artistes, fortifiant ainsi la complicité d’un groupe et bonifiant leur énergie sur scène.

La Marée du printemps 2027

Alan Côté croit fermement que, pour un diffuseur culturel, avoir son propre lieu d’hébergement près des théâtres dédiés aux résidences de création — comme il peut lui-même en bénéficier dans sa région avec le Presbytère de Grande-Vallée et le Théâtre de la Vieille Forge de Petite-Vallée — est un avantage extraordinaire qui ouvre la porte à de belles collaborations.

D’ailleurs, Alan et ses fidèles acolytes reviendront très rapidement. « J’ai proposé à Evelyne Chagnon, directrice générale de Diffusion Hector-Charland, de cocréer et coproduire la prochaine Marée qu’on fera au printemps 2027 », dévoile-t-il en primeur. Ce tout nouveau concert prendra racine dans Lanaudière avant de s’exporter à l’autre bout de la province, à Petite-Vallée. Et Alan, bien sûr, viendra se poser ici, dans le confort de la Maison Jacques-Parizeau, pour l’imaginer.

« Diffusion Hector-Charland et le Festival en chanson de Petite-Vallée [ont] plein d’affinités artistiques, plein de goûts communs. On n’a pas les mêmes réalités, pas du tout, mais on collabore si bien. »
— Alan Côté

Impressions de séjour

« La Maison Jacques-Parizeau est un très bel endroit pour cogiter, se reposer et... regarder des matchs de hockey! (rires) Cette fois-ci, j’étais avec Daniel Boucher et Patrice Michaud. On a parlé de chansons, de souveraineté, de plein d’affaires. C’était un feeling incroyable, très réconfortant, de collégialité entre artistes. »

— Louis-Jean Cormier

« C’était mon premier séjour à la Maison Jacques-Parizeau, mais je te jure, ce ne sera pas le dernier. Quand les artistes ont la chance de rester ensemble à l’extérieur des heures de travail, c’est certain que notre projet gagne en humanité. On resserre les liens entre nous et ça percole sur scène. »

— Patrice Michaud

À PROPOS DE LA MAISON JACQUES-PARIZEAU

Située à deux pas du Théâtre Hector-Charland, à L’Assomption, la Maison Jacques-Parizeau est un lieu d’hébergement dédié aux artistes de passage en résidence de création. Elle offre un environnement optimal et inspirant pour la recherche, le développement, la création, la production et la diffusion de projets culturels exclusifs.

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225, boul. de L'Ange-Gardien, L'Assomption, Québec J5W 4M6

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Jeudi au samedi | 12h à 18h
Dimanche au mercredi | Dès 12h, les jours de spectacle seulement*

*À noter que la billetterie est ouverte jusqu’à la fin de l’entracte les soirs de spectacle.

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