Sous le projecteur
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écrit par Yann Fortier
photo par Émilie Lapointe
Quand la culture et l'économie locale marche main dans la main, c'est mission accomplie pour tout le monde. Dons de citoyens et d'entreprises, participation à notre événement Salut Hector! ou achat de billets pour nos différents spectacles en salle: ces actions qui mènent à la réalisation de nos éclatants projets participent aussi à la vitalité de notre communauté. Tout le monde y gagne, quoi!
Professeur au Cégep de Lanaudière à L’Assomption, le comptable professionnel agréé (CPA), auteur et chroniqueur Paul-Antoine Jetté croit dur comme fer à l’impact positif du don comme levier économique et social. «Quand on y pense, diffuser un spectacle, c’est dispendieux. Bien sûr, il y a les cachets versés aux artistes, mais il faut soutenir les équipes, les infrastructures, les équipements, la mise en marché, la billetterie, l’accueil et des dizaines de postes budgétaires. Or, si le coût des entrées devait à lui seul couvrir ces coûts, les billets seraient plus chers». Conséquence? «On vendrait moins de billets!»
«Chaque contribution, qu’elle vienne d’un citoyen ou d’une entreprise, amplifie la capacité d’un diffuseur comme DHC à faire vivre la culture.» - Paul-Antoine Jetté
Le spécialiste poursuit son analyse: «On pourrait penser que les grandes vedettes sont plus profitables, mais ce n’est pas forcément le cas.» Surtout, note-t-il, ne programmer que des personnalités connues, appauvrirait la diversité de l’offre et pourrait la rendre moins accessible à une large partie de la population.
Pareille approche serait en rupture avec la mission de l’équipe de Diffusion Hector-Charland (DHC), soit de vous offrir des expériences variées et accessibles. Ce qui implique de prendre des risques. Et c’est ici que le don entre en scène, annonce Paul-Antoine. «Les spectateurs ne le réalisent pas toujours, mais chaque donateur participe à élargir la diversité des spectacles et des disciplines.»
Attention, le CPA va faire crépiter vos neurones: «Disons qu’un don de 10 000 $ aide à l’acquisition d’une nouvelle console technique. Ce montant, destiné à l’achat d’un équipement tangible, allège donc DHC de cet investissement nécessaire. Ce même 10 000 $ dont dispose l’organisation peut désormais être injecté dans la diversité de l’offre culturelle.» Ça va jusqu’ici?
« Maintenant, parce que l’offre est plus diversifiée, on peut signaler aux instances publiques notre capacité à atteindre des objectifs de valorisation de certaines disciplines, de certains spectacles ou de certains artistes et ainsi, nous donner les moyens de rejoindre un public plus large et plus varié.» Bingo.
Par conséquent, le 10 000 $ en don pour la console contribue par la bande à enrichir la programmation et assurer une stabilité financière. «Autrement dit, les dons privés et d’entreprise créent un effet multiplicateur pouvant attirer de nouveaux appuis qui renforcent la position du diffuseur à titre d’acteur culturel stratégique sur son territoire.» En plus d’avoir une nouvelle console!
C’est ainsi que le cercle vertueux du don, tel que dépeint par le sympa CPA, encourage la prise de risques calculés, la capacité d’offrir des billets plus abordables et la croissance de nouveaux publics. Pensons notamment aux groupes scolaires et aux générations montantes. «Chaque contribution, qu’elle vienne d’un citoyen ou d’une entreprise, amplifie la capacité d’un diffuseur comme DHC à faire vivre la culture, à la rendre accessible et à soutenir les artistes d’ici», explique Paul-Antoine Jetté.
À vous d’entrer en scène!
